Ralentir pour mieux accélérer
1 idée, 1 portrait, 3 questions
No.16 - Dimanche 8 février 2026 - Temps de lecture : 5 min
Ralentir pour mieux accélérer
1 idée, 1 portrait, 3 questions
No.16 - Dimanche 8 février 2026 - Temps de lecture : 5 min
1 idée - Ralentir pour aller vite ?
L’entrepreneur est pris dans une tension permanente :
D’un côté, la pression d’aller vite, décider, agir, avancer, produire, vendre.
De l’autre, la nécessité comprendre, clarifier, et surtout donner du sens à ses actions.
Le temps est une ressource rare lorsque l’on doit faire face à toute les obligations et les injonctions d’un entrepreneur : être le premier sur le marché, voir les choses arriver rapidement, afficher des résultats, maintenir à flot une entreprise.
La vitesse est donc valorisée, jusqu’au point que toute lenteur est assimilée à de l’inaction !
Pourtant aller vite sans direction claire c’est se perdre, prendre le risque de multiplier les décisions tactiques, de s’épuiser dans des actions sans impacts.
Sans stratégie mûrement réfléchie et clairement exprimée, ces actions s’inscrivent dans une logique de survie qui mène fréquemment à l’échec.
Que faire alors ? : faire l’effort totalement contre-intuitif de … RALENTIR.
Poser une stratégie, agir avec discernement, demande une prise de recul face à des situations souvent complexes.
S’accorder ce recul demande de ralentir, pour clarifier la direction et établir une vision stratégique, voire de suspendre l’action afin de prendre une décision juste dans les moments critiques.
Viennent ensuite la vitesse, les actions aux impacts décuplés par leur justesse, la capacité à capter uniquement les opportunités pertinentes du marché, et une accélération opérationnelle pour les conclure.
Pour être performant, une entrepreneur doit donc savoir/apprendre à changer de vitesse au bon moment, pour construire une stratégie et agir en tacticien.
Sun Tzu l’avait formulé dans le domaine de la guerre « non commerciale » :
« La stratégie sans tactique est la voie la plus lente vers la victoire ; la tactique sans stratégie est le bruit avant la défaite. »
1 portrait - Sandrine, experte en massage thérapeutique
Sandrine est la fondatrice d’une société de massage Thérapeutique (distinct du massage Bien-être « classique »). Le corps et l’esprit sont indissociables. C’est pourquoi elle travaille sur les énergies, le rééquilibrage du corps. Elle fais des massages sur mesure, en les adaptant aux particularités du corps de chacun (cicatrices, blessures, tensions spécifiques …).
Dans sa pratique, l’intention est essentielle : elle se transmet à travers le geste. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est faire du bien, apaiser, soulager.
Quel est ta définition de l'entrepreneuriat ?
L’entreprenariat est une voie qui permet de choisir une activité qui fait sens pour toi, et qui te laisse libre de ton organisation.
A la source de tout entreprenariat réussi, il faut bien se connaitre et être aligné avec soi-même, être authentique, ne pas se mentir.
La liberté d’organisation est également indispensable : « Je ne peux pas être compétente toute une journée de 9h à 17h, alors que sur un massage de 60 ou 90 mn, je suis au top. Ensuite je fais une pause pour être bien, même lorsque parfois j’enchaine plusieurs massages. »
Qu'est ce qui te pousse à entreprendre ?
C’est tout un parcours, en partant d’une parenté déjà entrepreneuriale.
Plus jeune j’ai travaillé dans un magasin de vêtements. Déjà, je ne vendais pas de vêtements, je cherchais à embellir les personnes, en leur proposant les bons vêtements, dans un cadre agréable.
J’aime apporter du bonheur aux gens, leur faire du bien, ressentir, écouter. Je me sens alors utile.
D’autres part, ça m’angoisse d’être toute une vie à un même endroit, parfois coincée avec des collègues ou patrons ´toxiques’ ou simplement renfrognés, bougons.
Ces deux raisons, associées au support de mon compagnon qui me pousse à réaliser mes rêves, le tout au bon moment dans ma vie (enfants qui ont grandi, moins de pression financière), ont été les déclencheurs.
Suite à un bilan de compétence, j’ai identifié un don et une passion pour le massage.
J’ai commencé à me former avec une connaissance, mais ce métier « masseuse bien-être » en institut ou au domicile, était un cadre qui ne me convenait pas. Jusqu’au jour où mon compagnon m’a donné l’idée de masser dans les Spa des Grands Hotels. Je suis sensible aux environnements qui font partie de la qualité du massage (cadre, musique, huiles essentielles).
Une première intervention dans un grand hôtel, et la très réaction très positive du client ont confirmé ma vocation.
C’est là alors j’ai décidé de me lancer, et de me former durant 6 mois dans une grande école de massage thérapeutique, consciente de la rigueur nécessaire pour le pratiquer en toute sécurité.
Ton objectif à 90 jours ?
Aujourd’hui, soit environ un an après ma formation, j’ai une clientèle que j’accueille dans un cadre de prestige, dans un cabinet qui regroupe d’autres corps de métiers (sophrologie, …), et je continue mon activité dans les Spa des hôtels de luxe.
J’ai un nombre de demandes qui excède mes capacités d’accueil, donc pour le moment, je gère mes disponibilités. On verra par la suite.
Qu'est-ce qui te freine le plus aujourd'hui ?
Rien.
Quelle est ta plus grande ressource ?
En premier lieu mon souhait d’apporter du bonheur aux gens.
Ensuite, je me fais masser régulièrement, je mange sainement, pour être bien dans mon corps et dans ma tête, et transmettre dans mes massages toute ma volonté de faire du bien.
Enfin, ce qui me ressource, ce sont les mots de mes clients, alors que je déclenche un effet WOW : « the best massage I ever had », « c’était divin », « Exceptionnel, comment faites-vous ».
C’est ce qui me boost, me remplit d’énergie et de la volonté de continuer.
Un conseil que tu as reçu, une phrase ou une citation qui t'inspire ?
Nelson Mandela : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends »
Un livre de Don Miguel Ruiz : « les accords Toltèques
3 questions - Pour identifier des moments ou un changement de rythme est nécessaire
Est-ce que je réagis… ou est-ce que je choisis ?
Suis-je en train de gagner du temps… ou d’en perdre ?
Le coût de l’erreur est-il plus élevé que le coût du retard ?
Dépose ta problématique ici : 3 questions pour t'aider à y voir clair, dans une prochaine édition.
À dimanche prochain,
Gilles,
de Fier.e d’être entrepreneur.e
1 idée - Ralentir pour aller vite ?
L’entrepreneur est pris dans une tension permanente :
D’un côté, la pression d’aller vite, décider, agir, avancer, produire, vendre.
De l’autre, la nécessité comprendre, clarifier, et surtout donner du sens à ses actions.
Le temps est une ressource rare lorsque l’on doit faire face à toute les obligations et les injonctions d’un entrepreneur : être le premier sur le marché, voir les choses arriver rapidement, afficher des résultats, maintenir à flot une entreprise.
La vitesse est donc valorisée, jusqu’au point que toute lenteur est assimilée à de l’inaction !
Pourtant aller vite sans direction claire c’est se perdre, prendre le risque de multiplier les décisions tactiques, de s’épuiser dans des actions sans impacts.
Sans stratégie mûrement réfléchie et clairement exprimée, ces actions s’inscrivent dans une logique de survie qui mène fréquemment à l’échec.
Que faire alors ? : faire l’effort totalement contre-intuitif de … RALENTIR.
Poser une stratégie, agir avec discernement, demande une prise de recul face à des situations souvent complexes.
S’accorder ce recul demande de ralentir, pour clarifier la direction et établir une vision stratégique, voire de suspendre l’action afin de prendre une décision juste dans les moments critiques.
Viennent ensuite la vitesse, les actions aux impacts décuplés par leur justesse, la capacité à capter uniquement les opportunités pertinentes du marché, et une accélération opérationnelle pour les conclure.
Pour être performant, une entrepreneur doit donc savoir/apprendre à changer de vitesse au bon moment, pour construire une stratégie et agir en tacticien.
Sun Tzu l’avait formulé dans le domaine de la guerre « non commerciale » :
« La stratégie sans tactique est la voie la plus lente vers la victoire ; la tactique sans stratégie est le bruit avant la défaite. »
1 portrait - Sandrine, experte en massage thérapeutique
Sandrine est la fondatrice d’une société de massage Thérapeutique (distinct du massage Bien-être « classique »). Le corps et l’esprit sont indissociables. C’est pourquoi elle travaille sur les énergies, le rééquilibrage du corps. Elle fais des massages sur mesure, en les adaptant aux particularités du corps de chacun (cicatrices, blessures, tensions spécifiques …).
Dans sa pratique, l’intention est essentielle : elle se transmet à travers le geste. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est faire du bien, apaiser, soulager.
Quel est ta définition de l'entrepreneuriat ?
L’entreprenariat est une voie qui permet de choisir une activité qui fait sens pour toi, et qui te laisse libre de ton organisation.
A la source de tout entreprenariat réussi, il faut bien se connaitre et être aligné avec soi-même, être authentique, ne pas se mentir.
La liberté d’organisation est également indispensable : « Je ne peux pas être compétente toute une journée de 9h à 17h, alors que sur un massage de 60 ou 90 mn, je suis au top. Ensuite je fais une pause pour être bien, même lorsque parfois j’enchaine plusieurs massages. »
Qu'est ce qui te pousse à entreprendre ?
C’est tout un parcours, en partant d’une parenté déjà entrepreneuriale.
Plus jeune j’ai travaillé dans un magasin de vêtements. Déjà, je ne vendais pas de vêtements, je cherchais à embellir les personnes, en leur proposant les bons vêtements, dans un cadre agréable.
J’aime apporter du bonheur aux gens, leur faire du bien, ressentir, écouter. Je me sens alors utile.
D’autres part, ça m’angoisse d’être toute une vie à un même endroit, parfois coincée avec des collègues ou patrons ´toxiques’ ou simplement renfrognés, bougons.
Ces deux raisons, associées au support de mon compagnon qui me pousse à réaliser mes rêves, le tout au bon moment dans ma vie (enfants qui ont grandi, moins de pression financière), ont été les déclencheurs.
Suite à un bilan de compétence, j’ai identifié un don et une passion pour le massage.
J’ai commencé à me former avec une connaissance, mais ce métier « masseuse bien-être » en institut ou au domicile, était un cadre qui ne me convenait pas. Jusqu’au jour où mon compagnon m’a donné l’idée de masser dans les Spa des Grands Hotels. Je suis sensible aux environnements qui font partie de la qualité du massage (cadre, musique, huiles essentielles).
Une première intervention dans un grand hôtel, et la très réaction très positive du client ont confirmé ma vocation.
C’est là alors j’ai décidé de me lancer, et de me former durant 6 mois dans une grande école de massage thérapeutique, consciente de la rigueur nécessaire pour le pratiquer en toute sécurité.
Ton objectif à 90 jours ?
Aujourd’hui, soit environ un an après ma formation, j’ai une clientèle que j’accueille dans un cadre de prestige, dans un cabinet qui regroupe d’autres corps de métiers (sophrologie, …), et je continue mon activité dans les Spa des hôtels de luxe.
J’ai un nombre de demandes qui excède mes capacités d’accueil, donc pour le moment, je gère mes disponibilités. On verra par la suite.
Qu'est-ce qui te freine le plus aujourd'hui ?
Rien.
Quelle est ta plus grande ressource ?
En premier lieu mon souhait d’apporter du bonheur aux gens.
Ensuite, je me fais masser régulièrement, je mange sainement, pour être bien dans mon corps et dans ma tête, et transmettre dans mes massages toute ma volonté de faire du bien.
Enfin, ce qui me ressource, ce sont les mots de mes clients, alors que je déclenche un effet WOW : « the best massage I ever had », « c’était divin », « Exceptionnel, comment faites-vous ».
C’est ce qui me boost, me remplit d’énergie et de la volonté de continuer.
Un conseil que tu as reçu, une phrase ou une citation qui t'inspire ?
Nelson Mandela : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends »
Un livre de Don Miguel Ruiz : « les accords Toltèques
3 questions - Pour identifier des moments ou un changement de rythme est nécessaire
Est-ce que je réagis… ou est-ce que je choisis ?
Suis-je en train de gagner du temps… ou d’en perdre ?
Le coût de l’erreur est-il plus élevé que le coût du retard ?
Dépose ta problématique ici : 3 questions pour t'aider à y voir clair, dans une prochaine édition.
À dimanche prochain,
Gilles,
de Fier.e d’être entrepreneur.e



